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Happy Leaders

Dédain ou copain ?

 

Lorsque je repense au fonctionnement de mes différents "Responsables" en entreprise, je crois pouvoir dire que j'ai eu un échantillonnage des différents positionnements possible qu'un manager peut adopter avec ses collaborateurs.

Sont-ils tous adaptés ?

Certains auraient-ils plus d'avantages que d'autres ? 

En fait, je suis persuadée que ce n'est pas si simple que cela. Certains comportements sont, à mon sens, plus favorables que d'autres, mais ceci est à remettre en adéquation avec la personne en face.

 

Dans cet article, je vous donne mon point de vue.

Ce dernier est, bien évidemment, teinté de ma propre personnalité et de ma propre façon de faire. 

 

 

* Le manager dédaigneux 

Le manager dédaigneux, c'est celui qui passe le plus clair de son temps enfermé dans son bureau, qui ne dit bonjour que lorsqu'il vous croise mais ne viendra pas vous voir exprès, qui vous regarde de haut lorsqu'il s'adresse à vous et se montre peu aimable avec ses collaborateurs.

En installant une distance trop grande, ce type de manager passe pour quelqu'un de froid, dédaigneux, hautain et génère de la frustration voir de la démotivation dans son équipe.

* Le manager copain

Le manager copain c'est le manager qui vous raconte sa vie, qui sort avec vous ou vous invite le soir ou le week-end, qui sait tout ou veut tout savoir de votre vie.

Ce manager, quant à lui, sera perçu soit comme un égal par ses collaborateurs, soit comme quelqu'un d'intrusif ce qui ne sera pas aidant non plus.

* Les intermédiaires

Entre ces deux positionnements extrêmes, de nombreux intermédiaires sont possibles, à vous de vous adapter aussi aux personnalités ou à la culture des personnes que vous avez en face de vous afin de moduler plus finement votre façon de faire. Pour que vous compreniez de quoi je parle, voici deux exemples qui illustrent mes propos.

J'ai travaillé quelques années sur des sites de Production, puis je suis partie sur un site de Recherche et Développement avant de retourner côté Production. Dès le début de ma carrière, j'avais pris l'habitude, le matin de faire un tour auprès de mes collaborateurs et de mes collègues pour leur dire bonjour en leur serrant la main et leur souhaiter une bonne journée. Cette façon de faire était assez classique dans l'univers de la production et me convenait très bien. J'ai donc continué mes pratiques matinales, ou mes bonnes habitudes si vous préférez, lorsque je suis arrivée sur un site de RetD, même si j'avais l'impression que ce n'était pas très courant.

Au bout d'un mois, l'une de mes collègues me dit :

"tu ne vas pas continuer tous les matins à passer me serrer la main pour me dire bonjour ?"

Voyant mon air interloqué, elle ajouta :

"un simple "salut" lorsque nous nous croisons est suffisant !"

J'ai ainsi appris à moduler mes "bonjour" en fonctions des besoins, des attentes, ou de ce que les personnes pouvaient accepter en terme de proximité : ni trop distante, ni intrusive.

Il en va de même avec la culture des personnes. Il peut ne pas être convenable de serrer la main d'une femme lorsque l'on est un homme ou vice-versa. Ceci est surtout valable lorsque vous travaillez en expatriation. 

Pour autant, comment faire pour trouver un équilibre ?

Si vous êtes plutôt du genre loup solitaire à l'abris dans votre bureau qui vous sert de bastion, (ou dans votre bastion qui vous sert de bureau), sortez à la rencontre de vos collaborateurs régulièrement.

Si besoin, voir même si possible, faites en des rituels : le bonjour du matin, la pause café en cours de journée, la pause "décompressage et partage" avant de reprendre pour l'après-midi...

Ces moments privilégiés permettent de montrer que vous êtes là, à l'écoute, accessible et surtout favorisent la motivation.

Sortir du cadre de temps à autre est aussi un bon moyen d'être présent sans empiéter sur l'espace de l'autre. Sortir du cadre est souvent jugé comme non prioritaire, pourtant c'est une source de créativité, un instant de déconnexion de son stress, un moment de bien -être. Cela peut-être un déjeuner à l'extérieur, une pause croissants le matin, un pique nique tous ensemble si un lieu à proximité de votre travail le permet, bref, quelque chose de non institutionnel, proposé mais non imposé, et qui sort de la routine.

A côté de cela, lorsque vous êtes en tête à tête avec un collaborateur, ou un collègue, intéressez-vous à lui/elle, en lui posant quelques questions d'ordre personnel mais sans être intrusif. Intéressez-vous vraiment à lui, en l'écoutant vraiment et non en pensant à ce que vous avez ensuite à lui dire car il ressentira votre authenticité ou son absence.

A contrario, si vous êtes plutôt du genre extraverti et très, voir trop, proche de vos collaborateurs, ne tombez pas dans le piège du copinage. Si vous avez besoin d'affection, ne la cherchez auprès de votre équipe.

Ne cherchez pas à plaire à tout prix à vos collaborateurs, travaillez plutôt votre confiance en vous et votre assertivité sinon vous risquez de perdre votre crédibilité et votre autorité naturelle.

L'entreprise vous a fait confiance en vous nommant à la tête d'une équipe, d'un service ou d'un département. Gardez en tête que vous êtes le leader, le boss et non l'égal de vos collaborateurs, tout en restant convivial. Convivialité et sympathie sont deux choses distinctes : soyez convivial en entreprise pour favoriser la tolérance et les échanges réciproques entre personnes et soyez sympathique dans votre sphère personnelle, avec vos amis.

 Si vos collaborateurs actuels étaient auparavant vos collègues, dialoguez, interrogez-les sur leur ressentis, prenez-les en compte (entendez-les). Puis posez le cadre, la distance et changez les règles de la relation d'entrée. Ne laissez pas perdurer une relation amicale non hiérarchique au risque de frustrer les autres ou de les voir s'aligner dessus ou de ne plus être en mesure de pouvoir recadrer vos ex collègues.

Si, auparavant, vous aviez l'habitude de commenter les décisions de la direction ou les façons de faire d'un autre manager, stoppez immédiatement cette pratique, même si vous êtes en désaccord avec cette décision.

Dernière recommandation et non des moindres, même si, comme je vous l'ai proposé plus haut, vous organisez des "sorties" hors cadre, ne tissez pas de liens d'amitié en dehors du travail. Ces liens pourraient un jour vous coûter cher en terme de management. Nous avons tous des feeling plus ou moins positifs ou plus ou moins négatifs avec les personnes que nous côtoyons au quotidien sur notre lieu de travail. Moi aussi j'ai eu mes "coups de coeur" pour des collègues ou des collaborateurs. Ces derniers sont devenus des amis, uniquement après que j'ai eu changé de société. Aujourd'hui j'ai plaisir à les retrouver dans un contexte amical, sans lien professionnel, uniquement pour le plaisir de la relation.

Et, si un jour je devais retravailler avec eux me direz-vous ! et bien, ceci est une autre histoire...

 Isabelle Racouchot

 

Et vous ?

  • Etes-vous proche de l'un des deux extrèmes décrits dans cet article ?
  • Quelle distance instaurez-vous avec vos collaborateurs ?
  • Que pourriez-vous mettre en place pour décaler le curseur de votre positionnement ?

Vos commentaires et partages sont les bienvenus !

Et pour passer à l’action, contactez Happy Leaders…

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