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Happy Leaders

Quand la pause s'impose

 

Apprenez à réclamer à vos supérieurs

Au début de ma carrière, j’avais un boss assez particulier. 

Pendant que mon équipe et moi-même mettions un point d’honneur à fournir les dossiers (ou autres activités) dans les délais, mon boss partait régulièrement en pause. Il passait nonchalamment devant nos bureaux, qui à cette époque étaient encore des bureaux individuels et non des open space, et lançait à la cantonade 

« je pars boire un café, qui veut venir avec moi ? ». 

Et nous nous disions que nous n’avions pas le temps de prendre le temps comme lui, qu’avec tous les cafés qu’il ingurgitait chaque jour, il risquait des problèmes de santé. Par ailleurs, il avait toujours des tonnes d’idées et donc des tonnes de travail pour nous, d'où notre manque de temps !

Un jour où je le questionnais il me répondit :

« Non Isabelle, je ne bois pas systématiquement de café lorsque je vais à la pause café, ne t’inquiètes pas pour ma santé.

Par contre je m’insère dans les conversations. Les gens, en pause, sont plus détendus et parlent plus librement.

Du coup, ils discutent de leurs problématiques et de leurs idées d’amélioration et je n’ai qu’à écouter pour faire mon marché… et vous les ramener, converties en nouvelles études à mener ». 

Et de compléter :

« Va plus souvent en pause Isabelle, c’est dans la salle de pause que tu en apprendras le plus sur les fonctionnements et dysfonctionnements de l’entreprise ».

Il faut dire, qu’à époque, je travaillais dans le département Qualité d’un gros site de production et que nous étions en charge, entre autres, de l’amélioration continue de la qualité sur ce site.

 

Savoir-faire une pause au travail

Au-delà de cette anecdote, et au-delà de la réglementation du travail sur ce sujet, y aurait-il un intérêt pour les managers et les dirigeants à profiter eux aussi de ces temps de pause plutôt que d’enchainer, sans répit, réunions, réponse aux mails, dossiers… et friser le burn-out ?

Bien souvent, nous pensons que tout « décrochage » de nos occupations est une perte de temps, alors que le temps est déjà une denrée bien rare. C’est un tort, car, même si nous nous pensons inactif durant ces pauses, notre cerveau, lui, ne l’est pas.

Faites un essai : ne faites plus rien quelques minutes et observez-vous.

Votre corps est inactif mais votre processeur personnel (votre cerveau) travaille toujours, soit en tâche de fond, soit en mode hamster, qui tourne, qui tourne, avec toutes vos pensées, questions, qui tournent, qui tournent dans votre tête. Alors, que perdrions nous réellement à nous arrêter quelques minutes ? Pas grand chose.

Par contre, que gagnerions nous à nous arrêter quelques minutes ? C’est plutôt dans ces termes que nous devrions réfléchir et à cette question que nous devrions répondre. 

Pourtant ce n’est pas chose aisée, comme si nous avions peur d’être vus en pause et critiqués. Comme si nous avions peur de l’inactivité, peur de ne pas remplir suffisamment notre vie, peur de lâcher prise sur les évènements.

 

Vie personnelle ou professionnelle, la pause est un état d'esprit

Quand vous êtes dans une salle d’attente remplie, quel pourcentage de personnes feuillettent les magazines mis à disposition, combien sont sur leur smartphone, combien discutent entre elles et combien ne font rien, se contentant de rêvasser, de laisser dériver leurs pensées en attendant leur tour ?. Le compte est certainement très vite fait pour cette dernière catégorie. 

A l’ère du tout, tout de suite, de l’illusion des liens depuis l’apparition des outils nomades et des réseaux sociaux permettant une connexion virtuelle avec autrui, l’ennui et la rêverie ont déserté le paysage et sont même (en tout cas pour l’ennui), sources de souffrance.

Alors, si nous ne savons pas lâcher prise dans la vie de tous les jours, comment pourrions nous le faire au travail avec la pression sociale qui peut y exister et la propre pression que nous nous imposons à nous-même pour être parfait ?

Pourtant, de l’ennui peuvent jaillir des idées nouvelles, des désirs nouveaux et notre cerveau a besoin de ces pauses. 

L’ennui et le « vagabondage mental » qui s’en suit, sont des socles à la créativité.

N’avez vous pas, au moins une fois dans votre vie, expérimenté le fait de chercher une solution à une problématique pendant des heures et des heures, sans succès, finir, en désespoir de cause, par lâcher prise et que quelque temps après, la solution arrive d’elle-même dans vos pensées ?

Cette bizarrerie serait expliquée par des chercheurs au travers du processus « d’incubation » qui consisterait à prendre du recul vis à vis d’une tâche, d’une problématique… et à laisser « mûrir » en nous.

Or, ce processus est favorisé par les parenthèses de lâcher prise, d’inaction, et de rêverie ! Qu'attendez-vous pour rêver ?

 

Pour réserver une séance de coaching avec Happy Leaders, prenez contact en remplissant le formulaire en ligne.

Isabelle Racouchot

 

 

Et vous ?

  • Quel est votre rapport à l’ennui ?
  • Faites-vous régulièrement des pauses et encouragez-vous vos collaborateurs à faire de même ?
  • Comment faites-vous pour organiser votre agenda ? Est-il « blindé à bloc » ou programmez-vous des temps de pause ?

Vos commentaires et partages sont les bienvenus !

 

Et pour passer à l’action, contactez Happy Leaders…

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